
10 questions à Pierre François Amevet
Quel type de salon est Hostys Connect ?
Un lieu de rencontre très concentré. Pendant trois jours, à Nice, une bonne partie de l’écosystème hôtelier se retrouve : fournisseurs, concepteurs, investisseurs, groupes hôteliers. Plus de 200 personnes au total ! Ce n’est pas un salon au sens classique. C’est un espace où l’on vient pour travailler, rencontrer, avancer. C’est dense, très bien organisé, et très orienté BtoB.
Qu’est-ce qui t’a marqué particulièrement ?
L’intensité. La qualité des interlocuteurs. Le niveau de qualification des contacts. On ne parle pas dans le vide et on ne collecte pas simplement des cartes de visite. Les échanges sont directs, concrets, souvent déjà orientés projet. Cela en fait un véritable outil de développement et d’accompagnement des porteurs de projets.
Comment se déroulent les rencontres ?
Les journées alternent entre rendez-vous planifiés et moments plus informels. J’ai rencontré une quinzaine de porteurs de projets en trois jours, dans des conditions très efficaces. L’organisation facilite énormément les mises en relation.
Quel regard portent les groupes hôteliers sur le travail de l’Agence ?
Un besoin très clair de développement, notamment en montagne. Les groupes hôteliers cherchent à s’implanter ou à renforcer leur présence sur ces territoires, avec des contraintes qu’ils maîtrisent mal. Ils sont donc très attentifs à notre expertise montagne.
La légitimité d’Agence Amevet en montagne a été clairement perçue ?
Il y a une envie et une volonté d’investir en station, mais c’est un terrain qui reste complexe. C’est un environnement exigeant. On y apprend à faire avec des contraintes fortes : le climat, les délais, les accès, la saisonnalité. Les professionnels, grandes chaînes ou petits groupes, identifient rapidement ceux qui savent faire !


Vous vous sentiez légitime face à des agences spécialisées ?
Oui, sans hésitation. Nous n’avons peut-être pas le volume de projets hôteliers de certains, mais nous avons la méthode, les références, et une manière de structurer les projets qui parle immédiatement.
Comment est positionné Agence Amevet par rapport à ces concurrents ?
Il y a beaucoup de jeunes agences très dynamiques, offensives, énergiques, très à l’aise à l’oral. Nous, nous apportons peut-être plus d’expérience, d’expertise à la fois technique et « géographique ».
Quelle est votre approche concrète d’un projet hôtelier ?
Nous ne sommes pas dans une logique individuelle. Un projet, c’est une équipe. Notre rôle, c’est d’assembler les bonnes compétences, au bon moment. C’est une posture de chef d’orchestre. C’est ce qui rassure les grands groupes.
Quels sont les axes de progression pour Agence Amevet dans l’hôtellerie ?
Le secteur hôtelier a ses codes, son vocabulaire, ses méthodes, notamment sur le FF&E (Furniture, Fixtures, and Equipment /mobilier, agencements et équipements). Il faut s’en imprégner davantage. Non pas pour changer notre manière de faire, mais pour parler exactement le même langage.
Et maintenant ?
Les échanges ont été riches, les besoins sont là. À nous de structurer cette ouverture, pour aller plus loin dans le développement du secteur « hôtellerie » à l’agence. Nous pouvons nous appuyer sur les enseignes, grandes ou familiales, avec qui nous avons travaillé dans un passé récent. Je pense à Arteloge qui nous a confié l’architecture d’intérieur du Lyon Métropole. En station, Anthony Paillet du groupe Côte Rôtie nous a fait confiance pour l’aménagement et le mobilier de l’Higalik Hôtel aux Ménuires. Rappelons également notre expérience dans le domaine des résidences de tourisme. Nous sommes initiateurs du nouveau concept MMV, propriété de la Compagnie des Alpes. Nous sommes intervenus dans de nombreuses résidences Terrésens, partiellement propriété de la CDA. Tout cela nous cela nous confère crédibilité et légitimité…